On se reverra un jour à Salary / Nos volveremos a ver un día en Salary…

Carta en español, más abajo​.

09/01/24

Oui, il s’agit d’un blog sur la nutrition, je le sais…mais mon blog parle aussi des injustices dans le monde…

Si je pouvais, j’effacerais les trois derniers mois. Oui, je les effacerais radicalement, si cela pouvait te ramener à la vie, mon ami Jojo, si cela pouvait t’enlever un peu de ta souffrance, une souffrance qui t’a été injustement causée… 

Il m’a fallu du temps pour digérer et pour y croire vraiment… mais maintenant je dois parler, je dois dire que le monde a perdu un grand être humain, un être qui pensait toujours à la façon de rendre les autres heureux. Si vous l’avez connu, vous comprenez parfaitement ce que je dis et si vous ne l’avez pas connu, ce n’est pas grave, je voudrais vous parler un peu de lui, un peu de la façon dont est né un grand groupe, un groupe qui a partagé mille et une aventures et dans lequel lui, Jojo, a joué un rôle très important.

Rubén me l’a présenté ce jour-là, un week-end d’avril ou de mai 2018, un des nombreux week-ends à Toliara. Il m’a dit quelque chose du genre :

– «Laura, j’ai un ami qui m’invite à aller dans son 4×4 dans une maison en bord de plage à Bekodoy (Salary). Il m’a dit d’emmener des amis avec moi, vas-y, on y va».

Comment refuser une telle proposition… ? Nous n’y avons pas réfléchi à deux fois et le lendemain, Jojo, Rubén, Marc, Ampi, Alexia et moi-même étions en route pour Bekodoy. Ce fut un week-end formidable, avec beaucoup de rires, de mojitos (que Jojo aimait tant) et au cours duquel je pouvais déjà percevoir qu’il s’agissait d’une personne très spéciale, d’une personne exclusive. Dès lors, le groupe s’est agrandi avec la fusion de Malgaches, Espagnols, Brésiliens, Français…pas toutes coïncidentes dans le temps, mais toutes ont apprécié Jojo: Guy, Edivan, Luc, Socrate, Annick, Fanya, Nash, Nosy, Yolanda, Adolfo, Paula, Rubén, Marc, Dina, Claire, Ampi, Fernando, Romain, Loïc, Camille, Paul, Lulu, Claudine, Faniry, Siméon, Sophie, Emeric, Jamil, Joseph, Florian, Pierre, Quentin… et bien d’autres encore.

La plage, la piscine, les danses, les bières, les dîners, les canoës, les fêtes, sont quelques-uns des moments que je garde en mémoire et dans mon cœur ❤️.

Luc t’avait déjà défini comme «le phare de la gentillesse, un farouche défenseur du bien-être de tous» et Guy comme «un électron libre d’un énorme coeur, apprécié de tout le monde» et je suis tout à fait d’accord. Tu étais une personne émotive mais tu préferais le cacher et ne pas forcément montrer tes sensibilités. J’aimais ta grande générosité et ta sincérité, tu étais très franche.

Je n’oublie pas non plus que ta maison a été littéralement ma maison pendant mes dernières semaines à Madagascar et que tu me l’as offert un nombre incalculable de fois pour que je revienne un jour… Maintenant, Madagascar ne sera plus jamais la même sans toi ​😔​.

De retour en Espagne, tu n’as jamais cessé d’être présent et de me téléporter à Mada. Merci Jojo…

Pour m’avoir envoyé de vieilles chansons comme Tsy ampy lagilasy, de nouvelles chansons comme Ninao, des chansons tout simplement superbes comme You broke me first, pour avoir traduit des chansons gasys comme Na lingui yo, pour m’avoir envoyé des photos de litchis en me disant que tu en avais déjà mangé 2 kg d’un coup 🤦, pour avoir partagé de beaux paysages de Mada, pour m’avoir envoyé des photos des températures en journée à Toliara, pour m’avoir demandé des nouvelles de la famille, de mes projets, m’avoir raconté avec enthousiasme des choses comme le fait que tu vivais maintenant en coloc avec Edi et Dina, que tu avais organisé une autre fête chez toi, de t’inquieter de ma vie amoureuse:

– «Il faut que tu trouves un beau gosse français avec qui sortir Laura, tu lui dis c’est pour ne pas oublier ton français»; «Sinon, ça va la vie amoureuse? Avant le confinement tu as dû faire plein de rencontres avec de beaux gosses?» «Et toi, Jojo, tu as rencontré quelqu’un?» «Moi, toujours loup solitaire. On est tellement mieux seul…»; et plus récemment, «Alors, t’as rencontré un beau gosse au Portugal ?».

Merci de me rapeller toujours qu’il fallait que je revienne un jour:

– «Il faut que tu reviennes à Salary. Une soirée à mojito à la plage la nuit»

Merci d’avoir de la repartie avec ton humour et de toujours me faire rire. Pendant la pandémie :

– «Il y a de l’amour dans ta vie maintenant, Jojo ?»

– «Nope. Shakira est toujours bloquée en Espagne avec son mari de footballeur…».

Merci pour tant de choses, Jojo…

Tu me disais que depuis notre départ, il n’y avait plus de plans comme avant… et j’avoue que depuis que je suis partie, personne ne m’a jamais emmenée dans des endroits aussi merveilleux que toi.

Un jour, tu m’as dit qu’après la pandémie, tu voulais vivre en Nouvelle-Zélande (NZ), tu admirais Jacinda Arden, la première ministre à l’époque:

– «Quand j’ai lu sur Jacinda Arden, j’ai pensé à toi», «Guy aussi m’a dit la même chose!”.

Combien de fois me suis-je dit que j’aurais aimé que tu sois parti à NZ à l’époque, Jojo… J’aurais aimé que tu sois parti…

– «Tu seras toujours la bienvenue chez moi. Et aussi dans mon futur chez moi en Nouvelle Zélande».

L’Espagne ne t’intéressait pas pour y vivre, mais tu m’as aussi dit un jour :

– «Je me suis dit, pourquoi pas en Espagne ? Ça doit être pas mal si ce pays qui est très beau a aussi des gens comme toi et Adolfo».

Cela aurait été un plaisir de t’avoir en Espagne, Jojo…

– «Ce pays est foutu. Je me barre dès que je peux».

Mais tu n’es jamais parti, tu es resté et tu t’es battu pour le changement…

– «Laura, l’Afrique te manque-t-elle ? Quand as-tu dansé pour la dernière fois ?»

À l’époque, j’étais à Madrid et ma triste réponse était qu’il n’y avait pas de danse africaine là-bas. Aujourd’hui, je danse tout le temps et l’Afrique et Madagascar sont toujours présents dans ma vie quotidienne.

Je me souviens en souriant que tu nous disais à Yolanda et à moi en riant :

– «Arrêtez, vous ne bougerez jamais le cul comme les Malgaches».

Et tu avais bien raison ! Nous manquions de ginga partout. Mais je te promets de ne jamais baisser les bras, de ne pas arrêter de danser et de te dédier tous les progrès que je fais.

– «Je t’ai pas dit que tu es une des personnes que je trouve des plus merveilleuses que j’ai jamais rencontrées dans ma vie». 

Ce geste a signifié beaucoup pour moi, et ceux qui te connaissent savent particulièrement ce que je veux dire, car tu n’as jamais eu l’habitude d’exprimer ces choses sentimentales. J’aurais aussi aimé te dire dans la vie combien tu étais merveilleux, Jojo, combien je t’aimais, j’aurais aimé que nous, en général, sachions vraiment te remercier pour tout ce que tu as fait pour nous, tout ce que tu nous as donné….

L’autre jour, Edi m’a rappelé à quel point tu «détestais» que nous mettions la chanson de la Macarena au cours de nos fêtes. Tu en avais marre, mais nous continuions à la mettre pour te taquiner 🤭​. Maintenant, chaque fois que nous l’écouterons, nous essaierons de vivre ce moment avec un sourire.

C’est mon adieu, Jojo… c’est ma façon d’essayer de laisser aller cette profonde douleur ; sans comprendre cette injustice, je dois accepter de garder tout ce que tu nous as offert.

Nos conversations me manqueront beaucoup. Je te promets de ne jamais t’oublier.

Si je partage tout cela ici, c’est parce que je ne veux pas que cela reste des mots éphémères mais permanents, comme notre affection pour toi. 

Pour la famille de Jojo, je suis vraiment désolée du fond du cœur…. Même si vous ne pouvez ressentir que de la peine et de la douleur aujourd’hui, vous devez aussi éprouver une immense fierté pour lui. Nous l’aimons depuis partout dans le monde ❤️. Je vous embrasse très fort.

À bientôt ami Jojo… On se reverra un jour à Salary…

 

PD1: il y a des gens que je n’ai pas eu le plaisir de connaître (ça fait déjà quatre ans et demi que j’ai quitté Madagascar). Par contre, je sais qu’elles ont été proches et importantes pour toi ces derniers temps. Ils doivent faire partie aussi de cet hommage: Alex, Sandrine, Francia, Laya, Harison, Gaby…Merci d’accompagner Jojo et de l’aimer aussi.

PD2: j’ai aussi rencontré des personnes formidables dans ma vie d’avant à Madagascar qui n’ont pas été mentionnées (je vous aime en tout cas), mais cette lettre est une reconnaissance de notre ami Jojo, de mon point de vue et de mon expérience avec lui et cela commence en mai 2018.

 

***

09/01/24

Si, esto es un blog de nutrición, lo sé… Pero mi blog también versa sobre las injusticias en el mundo…

Si pudiera borraría los últimos 3 meses. Si, radicalmente los borraría, si eso te devolviese la vida, amigo Jojo, si eso restase algo de tu sufrimiento, un sufrimiento que te causaron atroz e injustamente… 

He tardado un tiempo en digerir y poder realmente creerlo pero ahora necesito hablar, necesito decir que el mundo ha perdido un grandísimo ser humano, uno que siempre pensaba en cómo hacer felices a los demás. Si le conociste comprendes perfectamente lo que digo y si no le conociste, no importa, me gustaría traerte un poco de él, un poco de cómo nació un gran grupo, un grupo que compartió mil y una aventuras y en el que él, Jojo, fue una pieza muy importante.

Rubén nos lo presentó aquel día, un fin de semana de abril o mayo de 2018, un fin de semana de tantos en Toliara. Me dijo algo así como:

– «Laura, tengo un amigo que me invita a ir en su 4×4 a una casa en una playa en Bekodoy (Salary). Me ha dicho que me lleve a mis amigos, ¡veniros!».

¿Cómo rechazar una propuesta así…? No lo pensamos ni 2 veces y al día siguiente ya estábamos rumbo a Bekodoy Jojo, Rubén, Marc, Ampi, Alexia y yo. Fue un fin de semana estupendo, con muchas risas, mojitos (que tanto le gustaban a Jojo) y en el que ya pude percibir que él era una persona muy especial, una persona exclusiva. Desde entonces no dejaron de suceder nuevos planes y el grupo fue creciendo con la fusión de malagasys, españoles, brasileños, franceses…no todos coincidentes en el tiempo, pero todos apreciaban a Jojo: Guy, Edivan, Luc, Socrate, Annick, Fanya, Nash, Nosy, Yolanda, Adolfo, Paula, Rubén, Marc, Dina, Claire, Ampi, Fernando, Romain, Loïc, Camille, Paul, Lulu, Claudine, Faniry, Siméon, Sophie, Emeric, Jamil, Joseph, Florian, Pierre, Quentin… y un largo etc.

Playa, piscina, bailes, cervezas, cenas, piraguas, fiestas, son solo algunos de los momentos que guardo en mi memoria y en mi corazón ❤️​.

Luc ya te definió como “faro de la bondad, un feroz defensor del bienestar de todos” y Guy como «un electrón libre con un corazón enorme, apreciado por todo el mundo» y no podría estar más de acuerdo. Eras una persona sensible, pero preferías ocultarlo y no mostrar necesariamente tus sensibilidades. Me encantaba tu gran generosidad y sinceridad, no tenías pelos en la lengua.

Tampoco me olvidaré nunca de que literalmente tu casa fue mi casa durante mis últimas semanas en Madagascar y que me la seguiste ofreciendo innumerables veces para cuando algún día volviera…ahora Madagascar nunca será lo mismo sin ti ​😔​.

Una vez de vuelta en España, nunca dejaste de estar presente y teletransportándome a Mada. Gracias Jojo…

Por mandarme temazos antiguos como Tsy ampy lagilasy, canciones que salían nuevas como Ninao, melodías simplemente maravillosas como You broke me first, traducirme canciones gasys como Na lingui yo, enviarme fotos de lichis diciéndome que ya te habías comido 2 kg de una vez 🤦​, compartir bonitos paisajes de Mada, mandarme capturas de la temperatura del día en Toliara, preguntarme por la familia, por mis proyectos, contarme con ilusión cosas como que ahora vivías en coloc (compartiendo) con Edi y Dina, que habías hecho otra fiesta en tu casa, preocuparte por mi vida sentimental:

– «Il faut que tu trouves un beau gosse français avec qui sortir Laura, tu lui dis c’est pour ne pas oublier ton français» [«Tienes que encontrar un francés guapo para salir Laura, le dices que es para no olvidar tu francés»]. «Sinon, ça va la vie amoureuse? Avant le confinement tu as dû faire plein de rencontres avec de beaux gosses?» [«Entonces, ¿cómo está tu vida amorosa? Antes del confinamiento, ¿habrás tenido muchos encuentros con chicos guapos?»]. «Et toi, Jojo, tu as rencontré quelqu’un?» [«¿Y tú, Jojo, conociste a alguien?»], «Moi, toujours loup solitaire. On est tellement mieux seul…» [«Yo, siempre lobo solitario. Se está mucho mejor solo…»].; y más recientemente: «Alors, t’as rencontré un beau gosse au Portugal?» [«Entonces, ¿has conocido a un chico guapo en Portugal?»].

Por recordarme siempre que tenía que volver un día:

– «Il faut que tu reviennes a Salary. Une soirée a mojito a la plage la nuit» [«Tienes que volver a Salary. Una noche de mojito en la playa»].

Por tener salidas tan ocurrentes e ingeniosas y hacerme reír siempre. Durante la pandemia:

– «Il y a de l’amour dans ta vie maintenant, Jojo?», [«¿Hay amor en tu vida en este momento, Jojo?»].

– «Nope. Shakira est toujours bloquée en Espagne avec son mari de footballeur…» [«Nop. Shakira sigue atrapada en España con su marido futbolista…»].

Gracias por tantas cosas, Jojo…

Me decías que desde que nos marchamos ya no había planes como los de antes…y yo te confieso que desde que me fui nunca nadie me ha llevado a sitios tan maravillosos.

Un día me contaste que tras la pandemia querías vivir en Nueva Zelanda (NZ), admirabas a Jacinta Arden, la primera ministra por aquel entonces:

– «Quand j’ai lu sur Jacinda Arden, j’ai pensé à toi», «Guy aussi m’a dit la même chose !» [«Cuando leí sobre Jacinda Arden, pensé en ti», «¡Guy también me dijo lo mismo!»]. 

Cuántas veces he pensado ahora que ojalá te hubieras marchado a NZ entonces, Jojo…ojalá te hubieras marchado…

– «Tu seras toujours la bienvenue chez moi. Et aussi chez mon futur chez moi à la Nouvelle Zélande» [«Siempre serás bienvenida en mi casa. Y también en mi futuro hogar en Nueva Zelanda».].

España no te interesaba para vivir, pero también me expresaste una vez:

– «Je me suis dit, pourquoi pas en Espagne? Ça doit être pas mal si ce pays qui est très beau a aussi des gens comme toi et Adolfo» [«Me estaba preguntando, ¿por qué no España? No debe estar mal si en ese hermoso país también hay gente como tú y Adolfo”].

Hubiera sido un placer tenerte por España, Jojo…

– «Ce pays est foutu. Je me barre dès que je peux” [«Este país está jodido. Me largo en cuanto pueda»].

Sin embargo, nunca te fuiste, te quedaste y luchaste por el cambio…

– «Laura, l’Afrique te manque-t-elle ? Quand as-tu dansé pour la dernière fois ?» [“Laura, ¿echas de menos África? ¿Cuándo has bailado por última vez?”].

En ese momento yo estaba en Madrid y mi triste respuesta era que allí no había baile africano. Ahora, sin embargo, bailo siempre y África y Madagascar siguen presentes cada día en mi vida.

Recuerdo con una sonrisa cuando nos decías descojonándote a Yolanda y a mí: 

– «Arrêtez, vous ne bougerez jamais le cul comme les Malgaches» [«Dejadlo, si nunca vais a mover el culo como las malagasys»]. 

¡Y qué razón tenías! Nos faltaba ginga por todas partes. Pero te prometo que nunca me rendiré, no dejaré de bailar ni de dedicarte cada mejora que haga.

– «Je t’ai pas dit que tu es une des personnes que je trouve des plus merveilleuses que j’ai jamais rencontré dans ma vie» [«Nunca te he dicho que eres una de las personas más maravillosas que he encontrado en mi vida»].

Aquel gesto significó mucho para mí, sobre todo, y los que te conocen saben particularmente lo que digo, porque no solías expresar estas cosas sentimentales. Ojalá yo te hubiera dicho en vida lo maravilloso que eres, Jojo, lo mucho que te quería, ojalá todos te hubiéramos sabido realmente agradecer todo lo que hiciste por nosotros, todo lo que nos aportaste…

El otro día Edi me recordó cuanto «detestabas» que pusiéramos la canción de la Macarena en nuestras fiestas. Estabas harto de ella pero te la seguíamos poniendo para pincharte 🤭​. Ahora siempre que la escuchemos intentaremos vivir el momento con una sonrisa.

Esta es mi despedida, Jojo…es mi forma de intentar dejar ir este dolor tan profundo; sin comprender esta injusticia, tengo que aceptar que debo quedarme con todo lo que nos diste.

Echaré mucho de menos nuestras conversaciones. Te prometo que no te olvidaré nunca.

Si todo esto lo comparto aquí es porque no quiero que se quede en palabras efímeras sino permanentes, como nuestro cariño por ti. 

Familia de Jojo, lo siento de corazón… Aunque hoy sólo podáis sentir pena y dolor, debéis sentir también un inmenso orgullo por él. Le queremos desde todas las partes del mundo ❤️. Un abrazo enorme.

Hasta pronto amigo Jojo… On se reverra un jour à Salary…

[Nos volveremos a ver un día en Salary]

 

PD1: hay gente a la que no he tenido el placer de conocer (hace ya cuatro años y medio que marché de Madagascar). Sin embargo, sé que han sido cercanas e importantes para Jojo en los últimos tiempos. Ellos también deben formar parte de este homenaje: Alex, Sandrine, Francia, Laya, Harison, Gaby… Gracias por acompañar a Jojo y quererle también.

PD2: anteriormente también conocí grandes personas en mi vida en Madagascar que no han sido mencionadas (os quiero en cualquier caso), pero esta carta es un reconocimiento para nuestro amigo Jojo, desde mi prisma y mi vivencia con él y eso da comienzo en mayo de 2018.

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